Taxes sur l’électricité des entreprises : liste complète et poids réel sur la facture (2026) 

Les taxes sur l’électricité des entreprises, vous les payez, mais connaissez-vous vraiment leur poids ? 🧐​

😳 Vous recevez votre facture, vous regardez le montant HT… puis le TTC… et vous vous demandez ce qui s’est passé entre les deux.

Bonne nouvelle : vous pouvez, dans certains cas, en réduire une partie. Encore faut-il savoir exactement ce que vous payez  et pourquoi.

C’est précisément l’objet de cet article. Pour aller plus loin sur les composantes de votre facture d’électricité en général, consultez notre guide complet : Comprendre sa facture d’électricité professionnelle.

Ce que vous payez : 3 taxes sur votre facture pro

Quelle que soit votre offre (tarif réglementé ou offre de marché) et quel que soit votre fournisseur, vous payez des taxes sur l’électricité de votre entreprise.

Trois prélèvements fiscaux s’appliquent systématiquement à votre consommation électrique.

😢​ Pas question d’y échapper, à moins d’être éligible à un tarif réduit (nous y reviendrons).

Ces trois composantes de la facture d’électricité sont :

Ensemble, ces taxes sur l’électricité des entreprises (et des pariculiers) et leur TVA associée pèsent entre 30 et 35 % du montant TTC d’une facture type.

Un chiffre qui mérite qu’on s’y attarde. 🧐​

Voici les composantes d’une facture d’électricité pro moyenne au 1er février 2026 :

Tableau qui récapitule les différentes taxes d'électricité des entreprises

    Ces proportions peuvent légèrement varier selon votre puissance souscrite et votre volume de consommation, mais la structure reste la même pour tous.

    🔎​ Entrons maintenant dans le détail de chacune de ces taxes sur l’électricité des entreprises.

    📊 Conseil : nous vous recommandons de demander à votre fournisseur une décomposition détaillée ligne par ligne. Sinon, vous pouvez utiliser l’outil de simulation de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) pour estimer le poids de chaque poste.

    L’accise sur l’électricité : la taxe la plus lourde

    😉​ Si votre comptable vous parle encore de « CSPE » ou de « TICFE », ne le corrigez pas trop vivement : il a juste quelques années de retard.

    La première taxe sur l’électricité des entreprises est l’accise sur l’électricité.

    Voici son parcours :

    • CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité) → jusqu’en 2022
    • TICFE (Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d’Électricité) → 2022 à 2023
    • Accise sur l’électricité → depuis janvier 2022, en application du Code des impositions sur les biens et services (CIBS)

    Peu importe le nom, le mécanisme reste le même : c’est une taxe calculée sur chaque MWh consommé.

    Au 1er février 2026, les taux en vigueur pour les entreprises sont les suivants :

    Tableau indiquant les différents montants de l'accise sur l'électricité

    La CTA : petite taxe, grande évolution en 2026

    La CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement) est la grande oubliée des discussions sur les taxes d’électricité des entreprises.

    Et pourtant, elle a connu une évolution notable au 1er février 2026.

    Son rôle : financer les droits à la retraite des salariés des industries électriques et gazières (IEG). Un angle humain que vos factures ne mentionnent jamais, mais qui explique pourquoi elle ne disparaîtra pas de sitôt. 😅

    Les taux ont baissé : de 21,93 % à 15 % pour les sites en réseau de distribution, et de 10,11 % à 5 % pour ceux raccordés au réseau de transport.

    ⚡​ Pour une PME consommant 50 000 kWh/an, c’est environ 35 € d’économie annuelle. Modeste, mais révélateur que ces composantes de la facture d’électricité bougent régulièrement et méritent d’être surveillées.

    💬​​ À noter : la CTA est elle-même soumise à la TVA à 20 % depuis août 2025, comme tous les postes de la facture.

    La TVA : une réforme silencieuse qui a alourdi les factures

    La TVA s’applique à l’ensemble des postes de votre facture (y compris sur l’accise et la CTA elles-mêmes).

    😣​ Vous payez donc une taxe sur vos taxes…

    Un paradoxe fiscal légal, mais qui gonfle mécaniquement la note.

    Depuis août 2025, le taux sur l’abonnement est passé de 5,5 % à 20 % une hausse qui a alourdi toutes les factures d’électricité et qui fait des taxes d’électricité des entreprises un poste à surveiller de près.

    Pour les entreprises assujetties à la TVA, l’impact net est nul : elle est collectée puis déduite.

    En revanche, attention à la TVA non récupérable : auto-entrepreneurs, médecins, associations ou structures à TVA mixte ne récupèrent pas tout. 🥵​

    Pour eux, c’est une charge réelle et définitive qui mérite un audit spécifique.

    💡 Astuce : si votre structure est à TVA mixte (activité taxable + activité exonérée), demandez à votre expert-comptable de calculer le coefficient de déduction applicable à vos dépenses d’électricité. Vous êtes peut-être en train de payer trop.

    Combien pèsent ces taxes selon votre profil d’entreprise ?

    😉​ Les pourcentages, c’est utile. Mais les euros, c’est encore mieux.

    Voici trois simulations basées sur des profils-types, calculées sur la base des tarifs en vigueur au 1er février 2026.

    Ces estimations tiennent compte de l’accise, de la CTA et de la TVA non récupérable (pour les structures non assujetties). Pour les entreprises assujetties, le poids net de la TVA est exclu.

    Tableau représentant les taxes sur l'électricité par profil d'entreprises

    Ce tableau illustre aussi un point clé : au-delà d’une certaine taille, les taxes sur l’électricité des entreprises peuvent représenter des milliers d’euros annuels… un levier d’optimisation à ne pas négliger.

    Ce qui nous amène naturellement à la question des exonérations. 💸​

    Exonérations et tarifs réduits d’accise : votre entreprise est-elle éligible ?

    Certaines entreprises peuvent réduire légalement leur accise, parfois jusqu’à diviser le taux par plus de 500.

    📊​ Ce n’est pas une niche obscure : c’est l’un des leviers les plus méconnus sur les taxes sur l’électricité des entreprises, encadré par la loi et accessible sous conditions.

    Depuis le 1er janvier 2026, le taux standard est de 26,58 €/MWh. Les entreprises éligibles peuvent descendre à 0,5 – 12 €/MWh.

    Les principaux cas d’éligibilité sont :

    • Industries grande consommatrice d’énergie (intensité électro-énergétique ≥ seuil réglementaire)
    • Process d’électrolyse (production d’hydrogène, traitement de surface, galvanisation…)
    • Réduction chimique (métallurgie, chimie industrielle)
    • Procédés minéralogiques (fours à chaux, cimenteries, céramiques industrielles)
    • Certains usages agricoles (serres, élevages intensifs sous certaines conditions)

    📝​ La condition sine qua non : l’attestation client.

    Sans ce document transmis à votre fournisseur, le taux standard s’applique. La démarche est simple, mais elle est obligatoire.

    ⚠️ Attention au risque de redressement : si l’attestation est mal remplie, ou ne correspond pas à la réalité, l’administration fiscale peut procéder à un redressement avec rappel de taxes, majorations et intérêts de retard.

    Comment obtenir un tarif réduit : démarche en 3 étapes

    La procédure est plus simple qu’il n’y paraît.

    Voici comment procéder :

    1. Identifier son cas d’usage éligible Consultez les articles L312-24 à L312-28 du CIBS sur Légifrance : chaque cas d’éligibilité y est listé avec ses conditions précises. En cas de doute, votre fournisseur ou un conseil en énergie peut vous orienter.

    2. Transmettre l’attestation à votre fournisseur Ce document — établi sous votre responsabilité — précise votre activité, le cas d’usage et les volumes estimés. Dès réception, le fournisseur est légalement tenu d’appliquer le tarif réduit.

    3. Réclamer le remboursement rétroactif si vous étiez déjà éligible C’est le point le plus méconnu. Si votre entreprise aurait dû bénéficier du tarif réduit, vous pouvez récupérer la différence sur 3 ans (délai légal de réclamation).

    💡 Exemple concret : 500 MWh/an avec un taux réduit à 1,2 c€/kWh au lieu de 26,58 €/MWh l’économie récupérable peut dépasser 37 000 € sur 3 ans. À ce stade, l’accompagnement par un spécialiste se justifie très largement.

    📌 Démarche administrative : la réclamation se fait auprès de votre fournisseur d’énergie dans un premier temps, ou directement auprès de la DGFiP si le fournisseur ne donne pas suite. Conservez tous vos justificatifs de consommation et d’activité.

    Ce qu’il faut retenir : les taxes sur l’électricité des entreprises

    Les taxes sur l’électricité des entreprises se résument à trois prélèvements :

    • l’accise, calculée sur les kWh consommés (26,58 €/MWh pour les entreprises au 1er février 2026)
    • la CTA, assise sur la part fixe du TURPE (15 % pour la distribution, 5 % pour le transport)
    • et la TVA à 20 %, uniformisée depuis août 2025 sur l’ensemble de la facture.

    Ensemble, elles pèsent entre 30 et 35 % de votre facture d’électricité TTC (quel que soit votre fournisseur).

    Trois réflexes à retenir :

    • 1️⃣​ Vérifiez vos taux à chaque révision (1er février et 1er août),
    • 2️⃣​ Contrôlez votre éligibilité à un tarif réduit d’accise si votre activité est énergo-intensive,
    • 3️⃣​ Faites auditer votre TVA déductible si votre régime fiscal est mixte : c’est souvent là que se cachent les économies les plus rapides.

    Gagnez du temps et de l’argent (oui, les deux !)

    Contactez-nous et reprennez enfin le contrôle de votre facture d’énergie.

    FAQ : Taxes sur l’électricité des entreprises

    Les taxes sur l’électricité sont-elles les mêmes pour tous les pros ? 

    Non. L’accise au taux standard s’applique à la majorité des entreprises. Mais certaines activités peuvent bénéficier de tarifs réduits. Tout dépend de votre catégorie fiscale, votre puissance souscrite et votre usage déclaré.

    Peut-on négocier ou réduire les taxes sur sa facture d’électricité pro ? 

    Les taxes sont fixées par la loi, donc non négociables. En revanche, si votre activité est éligible, vous pouvez obtenir un tarif réduit d’accise via une simple attestation transmise à votre fournisseur. Et si vous étiez éligible sans le savoir, un remboursement rétroactif sur 3 ans est possible.

    Pourquoi ma facture d’électricité a-t-elle augmenté alors que les prix ont baissé ?

    Depuis août 2025, la TVA sur l’abonnement est passée de 5,5 % à 20 %. Cette hausse silencieuse a alourdi toutes les factures professionnelles, indépendamment du prix du marché. C’est l’une des principales composantes de la facture d’électricité à surveiller.

    Comment savoir si je paie le bon taux de taxe sur mon contrat d’électricité ?

    Contrôlez la ligne « accise » de votre facture et comparez-la aux taux officiels publiés par la CRE après chaque révision (1er février et 1er août). Un écart inexpliqué ? Interrogez votre fournisseur par écrit. En cas de doute persistant, un audit énergétique règle la question rapidement.